Site officiel de la mairie de Granzay-Gript - 8 rue Fougeraye - 79360 GRANZAY-GRIPT - France - tél 05 49 09 70 60 - fax 05 49 09 63 32

Accueil > Découvrir > Histoire & patrimoine


Origines de Granzay

La première dénomination de cette paroisse fut, en 1218, Granzaicum puis en 1245 Grancaium et, en 1260, Granzaium. Nous relevons dans le pouillé d'Alliot de 1648, le nom de Grandzay qui se rapproche sensiblement du nom que cette localité porte depuis 1789. Sous l'ancien régime, Granzay dépendait pour la justice seigneuriale de Frontenay. Elle relevait de l'élection de Saint Jean d'Angély, de la généralité de La Rochelle et du parlement de Bordeaux. Elle était régie par la Coutume de Saint Jean d'Angély.Elle faisait partie du diocèse de Saintes, de l'archiprêtré de Mauzé jusqu'en 1648, puis de celui de Frontenay de 1648 à 1789.

LE FIEF SEIGNEURIAL DE GRANZAY
Il fut d'abord la propriété des Goulard jusqu'en 1416 puis de la famille Montalembert par suite des alliances contractées entre les deux familles.
Le dernier des Montalembert étant mort sans postérité, en 1530 la seigneurie revint aux Goulard qui la gardèrent jusqu'en 1670. A cette date, le fief de Granzay  passa aux mains du chevalier Rivauhuet, commandant dans la marine royale qui le transmit à ses descendants.
En 1793, le détenteur de la seigneurie de Granzay dut prendre le chemin de l'exil.

LES PRIEURES DE GRANZAY
La paroisse de Granzay comprenait 2 prieurés bénédictins:
-    Sainte Vaize (Bourg) titulaire: 150 livres de revenus
-    Jules, beaucoup plus important : 4000 livres de revenus
L'ancienne église, en dehors du bourg, se trouvait près du cimetière actuel. Elle fut en partie détruite pendant les guerres de religion , réparée, mais, trop délabrée, elle fut abandonnée en 1750.
La nouvelle église, bénie en 1771, fut construite hâtivement mais sans caractère. Elle échappa à la vente des biens nationaux.

UN LIEU DE PELERINAGE DU DIOCESE DE POITIERS
Les religieux appartenaient à l'ordre de Saint Benoît et leur prieur était nommé par l'abbé de Saint Jean d'Angély, lui même présentait à la cure Saint Eutrope du Vanneau.
Selon Beauchet-Filleau, c'était un lieu de pèlerinage du diocèse de Poitiers, où de nombreuses visites pieuses honoraient la chapelle.
" Il y avait, encastrées dans les murs de l'ancien prieuré, 3 vilaines têtes en pierre auxquelles le peuple donnait les noms de Saint Géraud, Saint Jean, et Saint Alouby, et devant lesquelles quelques femmes se rendaient en pèlerinage. L'un d'eux avait le pouvoir de guérir les enfants et des incontinences d'urine, la nuit.
"Les bâtiments ayant été transformés en ferme et occupés par des métayers protestants, ces derniers tournèrent tellement en dérision la piété de ces pauvres gens, en firent l'objet de tant de moqueries que l'habitude de recourir à l'intercession de ces trois saints se perdit".
D'autre part, il existait un droit de péage ou de corde au passage du ruisseau sur le chemin de La Foye Monjault à Niort, avant l'ouverture de la route RN 150.

LE NOYER DE JULES
Guy Pillard dans son ouvrage "Mythologie des Deux-Sèvres" nous relate l'histoire d'un noyer "sous lequel se rendaient les mariés le jour de leur noce". C'était la mariée qui embrassait l'arbre pour devenir bonne nourrice.
Le marié l'embrassait aussi quelquefois, ce qui assurait sa virilité. La cérémonie se terminait par une ronde autour de l'arbre. Les couples qui ne pouvaient avoir des enfants se rendaient aussi sous le noyer: mais leur vœu ne se trouvait exaucé que s'ils s'y trouvaient à minuit.
La noix comme la pomme est un fruit réputé phallique; et à ce titre, il était symbole d'abondance et de prospérité. Les coquilles de noix figurent parmi les ingrédients qui composent la soupe à l'oignon que l'on sert aux nouveaux mariés pendant la première nuit de noces. Un dicton poitevin dit : "A la Madeleine, la noix est pleine ". Faut-il voir dans cette relation une simple coïncidence entre la maturité du fruit et la pécheresse de l'Evangile ? Ou est-ce le souvenir d'un culte ancien ?

UN SANCTUAIRE PAIEN ?
Au Moyen-Age, l'endroit était surnommé "Jeules la Romaine", une foire accompagnant une cérémonie religieuse s'est tenue à Jeules jusqu'à la fin XIXème à l'époque du solstice d'été.
Jeules est un de ces sites qui, fouillé méthodiquement, apporterait sans doute de précieux renseignements sur un lieu de culte et sur l'implantation du christianisme dans les premiers siècles de notre ère... Et l'ensemble  de ces monuments peut, en partie du moins, se rattacher au culte des eaux.
La ferme de Jeules succède au prieuré de St Martin de Jeules.... Une fontaine a jadis existé au même endroit sur laquelle fut construite une cuve baptismale chrétienne.
Jeules représente sans doute un des premiers sanctuaires païens contre lesquels le christianisme a entamé la lutte peut être un siècle ou deux avant St Hilaire.

Mise à jour le Lundi, 02 Juillet 2012 20:49
 

Origines de Gript

C'est en 1250 que nous voyons apparaître pour la première fois dans le censif de Chizé le nom Agrip.

Les documents se rapportant à l'année 1389 donnent à cette localité la même dénomination.
Elle est désignée en 1402 dans la pancarte des Rochechouart sous le nom de Grippo, qui devint par la suite Grip.

Sous l'ancien régime, cette paroisse relevait pour la justice seigneuriale du marquisat de Fors et était régie par la Coutume de St Jean d'Angély et de la généralité de La Rochelle, et de 1700 à 1790, de l'élection et siège royal de Niort et de la généralité de Poitiers.

Au point de vue ecclésiastique, elle dépendait du diocèse de Saintes, de l'archiprêtré de Mauzé jusqu'en 1648, époque à laquelle elle fut incorporée à l'archiprêtré de Frontenay.

Parmi les seigneurs de Gript, la plus ancienne familles est celle des Poussard , marquis du Vigean, baron de Chizé et de Praheck. Un de ses membres, F. Poussard, vendit la châtellenie de Gript à Louis Maboul.

Une descendante, Françoise Maboul, épousa en 1780 Crussol d'Uzès qui devint seigneur de Gript à la mort de sa femme. Celui-ci fut décapité sous la Terreur.

Mise à jour le Lundi, 02 Juillet 2012 20:49
 

Le cadran solaire

 De par ses dimensions, le cadran solaire de Granzay-Gript est l'un des plus imposants
de notre époque contemporaine, ce qui n'empêche pas une précision remarquable.

"Le seul exemple de réalisation gnomonique  entreprise à une échelle aussi importante pour la période contemporaine" et "plusieurs fois cité à la Commission des Cadrans Solaires pour sa précision rarement atteinte sur des ouvrages gnomoniques monumentaux"

On distingue principalement deux types de cadran solaire :
- Le cadran solaire équatorial : c'est le plus simple ; le cadran est parallèle au plan de l'équateur, l'aiguille parallèle à l'axe de rotation de la Terre.
- Le cadran solaire polaire : l'aiguille est toujours parallèle à l'axe de la Terre mais le cadran aussi ; l'aiguille est donc elle-même parallèle au cadran.

Le cadran de Granzay-Gript est un cadran solaire de type polaire à trois tables décalées de quatre heures. Le polo (ou style-axe qui fait fonction d'aiguille en somme) projette son ombre sur la table de lecture. Grâce à sa taille monumentale, une simple visée le long des polos,  permet de localiser l'étoile polaire.

Pour en savoir plus sur le cadran solaire, consultez la documentation complète.

img-histoire-patrimoine


Mise à jour le Dimanche, 01 Juillet 2012 16:18
 

 

© Commune de Granzay-Gript - tous droits réservés | Mairie - 8 rue Fougeraye - 79360 GRANZAY-GRIPT - France | Tél 05 49 09 70 60 - Fax 05 49 09 63 32
Création : Agence Web Cyberscope | Informations légales | Plan du site